Acte I : en juin, le Parquet requiert la dissolution de la branche française de la Scientologie. Un bref instant, on peut rêver que ces réquisitions soient suivies, et in fine la peine appliquée...

Acte II : en septembre, patatras, on apprend qu'une loi adoptée en catimini (sans débat : mais comment est-ce possible ?). En effet, un tribunal ne peut plus prononcer la dissolution d'une association convaincue d'escroquerie. Une loi faite sur mesure, à n'en pas douter.

Acte III : dans la foulée, le Parquet annonce qu'une solution sera trouvée coûte que coûte, pour que la Scientologie soit bel et bien dissoute.

Acte IV : fin octobre, le jugement est rendu : la Scientologie est condamnée à payer une amende, et le jugement doit être publié dans des journaux français et étrangers, mais bien entendu, plus question de dissolution. Les journalistes évitent soigneusement de rappeler la promesse faite en septembre par le Parquet.

Acte V : le président de la Mivilude se réjouit de cette décision. Mais Glazou pouffe devant les titres des journaux étrangers qui doivent publier la décision. Je ne doute pas que les responsables de la Scientologie soient eux aussi en train de se payer une tranche de franche rigolade.

Le pouvoir législatif (le parlement qui adopte à son insu un texte ad-hoc), le pouvoir judiciaire (qui a les pieds et poings liés), le pouvoir exécutif (la Mivilude), tous trois ridiculisés par la Scientologie... Quel échec, quelle consternation...