Christophe Jacquet — Carnet — Mot-clé : Médias

Taxland

Je ne peux que me réjouir de la suppression de la publicité sur les chaînes de radio/télé de service public. À condition toutefois que cela s'accompagne d'un modèle de financement viable qui assure l'avenir et l'indépendance des chaînes.

Il semble que le gouvernement s'achemine actuellement vers l'institution de taxes sur les télécoms (téléphonie, Internet...) pour financer la télévision. Quel peut bien être le rapport ? Est-il juste que ceux qui financent le plus l'audiovisuel soient les plus gros consommateurs de télécoms ? Certainement pas...

La taxite est vraiment une maladie chronique de la France. Plutôt que d'assumer certains postes de dépenses et d'instaurer des impôts équitables (on pourrait imaginer une augmentation de la redevance audiovisuelle, peut-être indexée sur les revenus, pour ne pas pénaliser les plus pauvres, qui ont autant que quiconque droit à des programmes audiovisuels de qualité), on préfère mettre en place des taxes injustes, car portant sur des secteurs sans lien évident avec ce qu'on cherche à financer. Il en résulte une sensation de flou qui fait perdre ses repères : comment comprendre facilement le financement de l'audiovisuel s'il provient de multiples taxes en sus de la redevance ? Comment ne pas avoir l'impression de subir un véritable racket ?

Au nom de l'équité, au nom de la transparence, la seule bonne solution au problème du financement de l'audiovisuel me semble être l'augmentation de la redevance...

Diantre !

Selon le baromètre des valeurs des Français, de TNS Sofres, édition 2006, le savoir et la culture sont des valeurs en voie d'obsolescence dans la société française... À l'inverse, on valorise le spectacle et l'émotion. Urgh ! Mais maintenant je comprends mieux l'indigence rédactionnelle et la fibre pleurnicharde des journaux télévisés...

Sept-dix

J'écoute chaque matin France Inter entre 7h30 et 8h. Depuis la rentrée, plus de Cartier Libre (décalé plus tard), plus de Guy Carlier (posé et le mot juste), remplacé par un Régis Mailhot (vociférant, balbutiant, pas très drôle : en un mot, de mauvais augure de si bon matin)... Tout fout l'camp ! Ah non, il reste Brigitte Jeanperrin, fidèle au poste :-)

C'était donc la minute aigrie du jour. Je vous parlerai un autre jour de l'éviction de Frédéric Bonnaud et de feu son excellente émission du fin d'après-midi...

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