Christophe Jacquet — Carnet — Mot-clé : Radio

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Transparent Data Channel (RDS-TDC) usage on Catalunya Ràdio

Transparent Data Channel (TDC) is a Radio Data System (RDS) feature that is very seldom used.

While spending a few days in Barcelona (Catalonia, Spain), I noticed that Catalunya Ràdio makes a real use of TDC. Two stations, Catalunya Ràdio and Catalunya Informació, use a TDC channel to transmit news headlines and traffic information about suburban trains (Rodalies).

I adapted RDS Surveyor to decode the data. The following screenshot shows the result (click to enlarge).

RDS-TDC on Catalunya Ràdio

Nouvelles du RDS

PS dynamique en France

Les conditions de l'expérimentation de PS dynamique du CSA en France ont changé en 2011-2012 : les expérimentations de PS dynamique sont autorisées jusqu'à mai 2012, mais à condition d'être couplées à une diffusion en radiotexte, et au-delà de mai 2012, seul le radiotexte sera autorisé. ¡Olé!

Radiotexte sur Radio France

Le radiotexte sur France Musique et France Inter s'étend : après l'Île-de-France, j'ai constaté qu'il est diffusé à Bordeaux, et on rapporte que c'est le cas à Lille également. Au moins, l'arrêt de la radiomessagerie ex-Operator est mis à profit ! À quand une couverture nationale ? À quand le tour de France Culture et France Info ?

xRDS : extended RDS

Une proposition d'étendre la norme RDS est actuellement étudiée par le RDS Forum : xRDS pour Extended RDS. En gros l'idée est de diffuser plusieurs flux RDS standards sur plusieurs sous-porteuses (jusqu'à 6). Les flux supplémentaires seraient références depuis le flux « principal » à 57 kHz via une ODA, de sorte que le récepteur les fusionne. De plus xRDS propose de « compresser » les données transmises sur les flux supplémentaires. Par exemple, dans un groupe inutile de transmettre le bloc n°1 qui transmet le PI, vu que le PI est déjà codé par le flux principal. De même dans les groupes de type B, le bloc n°3 (répétition du PI) peut être omis, ou bien peut servir à coder le bloc n°4 d'un autre groupe de type B. L'idée est techniquement intéressante, car elle est rétro-compatible avec l'existant. Mais dans un contexte où l'on parle de remplacer éventuellement la diffusion FM analogique par de la radio numérique, les promoteurs pourront-ils convaincre des fabricants de sortir des récepteurs compatibles xRDS, et surtout des diffuseurs d'exploiter un canal de données qui ne serait pas reçu par le parc actuel de récepteurs ? Je suis extrêmement dubitatif.

RDS Surveyor version 0.8

J'ai publié une version 0.8 de mon décodeur RDS Surveyor. Elle reprend de nombreuses améliorations présentes depuis plusieurs mois dans le code publiquement accessible . Parmi les nombreuses nouveautés : compatibilité RBDS, compatibilité avec les fichiers de log de RDS Spy, multiples améliorations à l'interface graphique, accès direct à des données RDS disponibles sur le web, implémentation de l'ODA « EN301700 » (référencement de programmes DAB depuis le RDS, notamment utilisé par la BBC).

Je continue à travailler sur le projet, notamment sur un driver Windows libre pour la clé radio USBFMRADIO-RD. La version 1.0 approche !

La radio numérique pourra utiliser le DAB+ en France

Ce n'est pas du RDS, plutôt la relève à venir. La France avait choisi le T-DMB pour la radio numérique terrestre, contrairement à ses voisins européens qui avaient choisi le DAB+. T-DMB et DAB+ sont deux extensions du DAB, un standard développé depuis une vingtaine d'années. Au départ, DAB utilisait un codec audio MPEG-1/2 Layer II. De nos jours, il est plus intéressant d'utiliser un codec plus performant comme MPEG-4 AAC. T-DMB est une extension du DAB d'origine coréenne qui fait transiter sur le DAB un flux de transport MPEG-TS, qui peut contenir de l'audio et éventuellement de la vidéo, utilisant divers codecs (dont AAC). DAB+ est ciblé spécifiquement radio, et propose d'utiliser AAC sans avoir besoin du flux MPEG-TS. La France vient d'ajouter DAB+ à la liste des standards de diffusion possibles pour la future radio numérique.

Décodage de capteur thermo-hygro TFA

Je possède depuis quelques jours un thermomètre-hygromètre intérieur-extérieur sans fil TFA Maxim II. TFA est une entreprise allemande qui commercialise des appareils de mesure électroniques ou non. L'entreprise semble être liée à La Crosse Technology, certainement plus connue. Notamment les deux marques diffusent des systèmes de mesure sans fil estampillés « IT+ Instant Transmission 868 MHz ». Mon capteur appartient à cette nouvelle famille.

Bien entendu, je me devais d'analyser le codage utilisé par cette transmission IT+... Je suis parti à la chasse avec un FUNcube Dongle, un génial récepteur SDR 64-1700 MHz qui se présente sous la forme d'une clé USB. Son principal défaut est sa bande passante limitée (environ 80 kHz), mais on peut raisonnablement imaginer que cela soit suffisant pour recevoir la modulation engendrée par un petit capteur.

20111030_materiel.jpg

Matériel utilisé pour ce projet : un capteur sans fil de la station météo photo­graphiée ici, ainsi qu'un récepteur FUNcube Dongle muni d'une antenne boudin VHF-UHF.

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Évolution du RDS de Radio France

Le réseau de radiomessagerie par RDS de TDF a été arrêté récemment, après plus de 20 ans de bons et loyaux services. Ce service, connu sous les noms d'Operator puis Alphapage RDS, utilisait les flux de données RDS des émetteurs de Radio France.

Cela change radicalement l'allure des signaux RDS sur les stations de Radio France. En effet, lorsque la radiomessagerie est active, un groupe 1A de synchronisation doit être émis toutes les secondes. Les messages eux-mêmes sont transmis dans des groupes 7A. Les stations de Radio France n'émettent plus les groupes 1A, ce qui mine de rien a permis de réallouer 8,8 % de la bande passante à d'autres données (nom de la station et autres).

Une autre évolution concerne les données EON (Enhanced Other Networks), qui permettent aux stations de se référencer les unes les autres, de façon à pouvoir basculer automatiquement sur un message routier diffusé ailleurs. Ces données sont transmises dans les groupes 14A : on y trouve le nécessaire (code PI, fréquence de la station référencée), mais aussi du superflu (nom de la station référencée). Superflu, car à ma connaissance, aucun appareil grand public n'affiche ce nom... Jusqu'à présent, toutes les stations de Radio France transmettaient le nom des stations. Aujourd'hui en Île-de-France, France Inter et France Bleu 107.1 ne transmettent plus le nom des stations référencées. Une volonté de rationnaliser les informations transmises, dans le but d'optimiser le temps de décodage ?

Dernière nouveauté, France Bleu 107.1 diffuse du radiotexte. Pour le moment, il semble s'agir d'un texte fixe (le nom de la station), mais peut-être ce service est-il amené à s'étoffer ?

POCSAG decoder

Two years ago, I did some experiments with the POCSAG paging protocol, that resulted in writing a POCSAG decoder in Java. I have no time and no desire to evolve it into a finished, packaged product, so I'm releasing it “as is” under the GPLv3, for the enjoyment of the radio enthusiast / amateur radio community.

The project, called jPOCSAG, is hosted on code.google.com[1].

The program is functional for my own use, but it is not intended to be a stable, released product. Rather, it is a codebase to experiment/play/tinker with, with no warranty of any kind. For these reasons, there is no “executable”; only the source code is available from a Subversion repository. Also, do not expect further updates to the source. I may, or may not, improve the program in the future, depending on my own needs. But feel free to use the code and improve it.

Notes

[1] By the way, Google Project Hosting is much more easy to use than SourceForge, although a little less customizable. Additionally, it's lightning fast compared to SourceForge.

Liens électronique et radio

  • Four-three-oh! : montages MSP430, entre autres avec le TI Launchpad.
  • FunCube Dongle : dongle USB pour la réception radio entre 64 à 1700 MHz (au moins, mais avec malheureusement un trou de 1100 à 1270 MHz), disponible à environ 150 €. Ce petit bijou est développé par un radio-amateur ; les unités produites se vendent comme des petits pains. Visiblement, le dongle se présente comme une carte son pour être facilement utilisable (fourniture des signaux I/Q sur les deux voies stéréo). Je regrette le trou susmentionné, ainsi la fréquence d'échantillonnage limitée à 80 kHz, mais je me laisserai peut-être tenter...

Radiotexte sur France Inter

20101231_RT_France_Inter.png Après France Musique qui s'était mis au radiotexte à l'été dernier, France Inter rejoint maintenant les rangs des diffuseurs de radiotexte en Île-de-France ! Rappelons que le radiotexte (RT) est le seul bon moyen de diffuser le titre de l'émission ou du morceau en cours via le RDS.

Le signal RDS de France Inter est encore plus complexe que celui de France Musique (voir capture d'écran de RDS Surveyor ci-contre). Il contient les groupes suivants :

  • 0A : nom de la station, fréquences alternatives, drapeaux d'annonces routières,
  • 1A et 7A : radiomessagerie numérique et alphanumérique (toujours en fonctionnement même si essentiellement limitée à des messages de test),
  • 3A et 8A : infos trafic TMC (service V-TRAFIC),
  • 2A : radiotexte (transmis à environ 1 groupe par seconde, soit un peu plus de 16 s pour transmettre un message complet),
  • 4A : date et heure,
  • 14A/B : informations sur les autres stations de Radio France et le 107.7 MHz, pour la commutation vers des informations routières.

À quand France Culture, et même France Info ? À quand le reste de la France ?

Radiotexte sur France Musique

Radiotexte sur France Musique Événement sur la bande FM : France Musique diffuse du radiotexte RDS (RT) ! Le radiotexte contient le titre de l'émission ou du morceau en cours de diffusion, ou bien l'adresse web de la station.

J'ai pu recevoir ce radiotexte sur l'émetteur de Paris-Tour Eiffel (91.7 MHz), ainsi que sur celui de Villebon (97.1 MHz), qui selon toute probabilité reprend les signaux du premier. Je suis preneur de toute information concernant la présence du radiotexte sur d'autres émetteurs.

France Musique diffuse donc actuellement un signal RDS assez complexe (voir capture d'écran de RDS Surveyor ci-contre). On a les groupes suivants :

  • 0A (nom de la station, fréquences alternatives, drapeaux routiers),
  • 1A et 7A (radiomessagerie numérique et alphanumérique, toujours en fonctionnement même si essentiellement limitée à des messages de test),
  • 2A (radiotexte, transmis à environ 2,6 groupes par seconde, soit un peu plus de 6 s pour transmettre un message complet),
  • 4A (date et heure),
  • 14A/B (informations sur les autres stations de Radio France et le 107.7 MHz, pour la commutation vers des informations routières).

L'un des trois piliers de Radio France diffuse du radiotexte : c'est très bien. On se sent un peu moins à la traîne derrière nos voisins européens qui le font depuis 10 ans... C'est surtout plus intelligent que le PS dynamique, toujours en expérimentation par les stations privées, et qui est vraiment une plaie à l'usage : identifier les stations est devenu très difficile, alors qu'il s'agissait de l'atout majeur du RDS... Quelles seront les prochaines étapes pour Radio France :

MÀJ, 12 août 2010 : il semble que seuls les émetteurs de Paris et Villebon émettent actuellement le radiotexte.

Listes et cartes des émetteurs radios FM

Pour tout savoir sur les émetteurs de radio FM :

  • En France FMNET permet d'avoir des listes de fréquences.
  • Toujours en France, on peut corréler ça avec la cartographie des émetteurs Cartoradio de l'ANFR.
  • Voir également l'excellent Annuradio.
  • Au niveau mondial, l'excellent FMSCAN permet en plus d'afficher des cartes de couverture... Bluffant !

Radioamateurs : expérimentation de modes de modulation

L'essence même du radioamateurisme réside dans l'expérimentation : émetteurs, antennes, et bien entendu modes de modulation. Ainsi, des radioamateurs ont inventé des modulations particulièrement bien adaptées à leur activité, par exemple le PSK31 il y a quelques années.

Or la réglementation française est très restrictive sur le sujet : elle n'autorise que quelques-unes des classes d'émission de l'UIT, et imposer d'utiliser un langage, une modulation, déjà connus de l'UIT. Il semble de plus qu'il faille désormais obtenir une autorisation d'expérimenter. Bref, de quoi décourager toute personne désireuse de rester dans la légalité.

L'association DR@F (Digital Radioamateur France, qui expérimente en D-STAR) vient de publier un bilan des modes de modulation numériques couramment utilisés par les radioamateurs français. On y apprend qu'une partie des émissions réalisées actuellement s'avèrent en fin de compte illégales, car utilisant des classes d'émission non ouvertes aux radioamateurs français.

L'association demande donc que toutes les classes d'émission reconnues de l'UIT soient ouvertes aux radioamateurs français, avec bien sûr des limites en bande passante. Je pense que c'est une très bonne idée, qui a vocation à rendre sa vocation d'expérimentation aux radioamateurisme.

Cependant, je pense qu'il faut aller plus loin car dans une classe d'émission donnée, la réglementation restreint les émissions aux modulations connues de l'UIT. Ce point mériterait d'être précisé, de façon à ce que chacun puisse mener des expérimentations sur des modulations nouvelles, sous réserve bien entendu que celles-ci soient accessibles aux autorités (et pas forcément validées officiellement par l'UIT).

On pourrait imaginer un fonctionnement comme suit : l’émission dans une modulation inconnue de l’UIT doit être précédée d’un message en classe A1B ou F1B (télégraphie automatique), utilisant le code Morse international, donnant la classe d’émission qui va suivre, l’indicatif de l’émetteur, le nom de la modulation expérimentale utilisée, et l’URL de la page web où ses spécifications complètes (i.e. permettant la réalisation d’un récepteur) peuvent être consultées.

Ne serait-il pas logique qu'en raison de leur statut officiel d'expérimentateurs, les radioamateurs disposent automatiquement d'une autorisation d'expérimentation permanente ?

Info via F1JKJ.

Analyse de l'une des premières mises en œuvre du RT+

La spécification du RadioText Plus (RT+) a été publié dans l'édition de la norme RDS de juillet 2009. Ce standard permet d'ajouter un balisage sémantique aux différents éléments textuel des radiotextes (RT). Par exemple, une portion d'un radiotexte peut être balisé comme « nom de la station », ou « numéro de téléphone », etc. Le RT+ peut être diffusé en tant qu'application supplémentaire du RDS (ODA, Open Data Application).

Le RT+ est actuellement mis en œuvre par quelques stations, dont la SWR3. Ce billet a pour objectif d'analyser cette mise en œuvre.

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RDS Surveyor

Début septembre, j'ai publié des indications sur mes premiers essais de décodage RDS, le Radio data system, qui permet d'associer des données numériques aux flux audio des radios FM.

Aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer la mise en ligne du projet RDS Surveyor, une plate-forme open-source de décodage du RDS, écrite en Java. RDS Surveyor sait exploiter les services de base du RDS, ainsi que certains services avancés : infos trafic TMC, radiomessagerie, et le tout nouveau Radiotexte Plus (RT+). Le projet est extensivement décrit sur son site web, qui comporte en outre une description de mon montage électronique associé.

RDS Surveyor version 0.1

N'hésitez pas à m'envoyer tous vos commentaires et suggestions. Dans les semaines à venir, le développement devrait se porter principalement sur la réalisation d'une interface graphique complète.

RDS-PS dynamique : réaction du RDS Forum

Alors que l'on assiste à une quasi-généralisation en Europe du RDS-PS dynamique (détournement de la fonctionnalité d'affichage des stations du RDS pour faire passer des textes dynamiques), et alors que l'autorisation d'expérimentation en France continue jusqu'au 31 décembre, le RDS Forum vient de publier un nouveau document précisant sa position. Ses arguments contre les détournements actuels sont les suivants :

  • La fonctionnalité PS est cruciale dans le RDS, car elle permet à l'auditeur d'identifier rapidement les stations (transmission du nom en moins d'une demi-seconde). Le PS dynamique casse cette fonctionnalité.
  • La majorité des récepteurs RDS stockent en mémoire le nom PS. Si le PS contient autre chose que le nom des stations, les mémoires sont étiquetées n'importe-comment, ce qui rend l'utilisation des récepteurs pénible.
  • De plus certains autoradios effectuent une recherche automatique, et affectent les noms des stations trouvées (PS) à des touches d'accès rapide. Encore une fois, ces touches sont étiquetées n'importe-comment avec le PS dynamique.
  • Le PS dynamique dans une voiture peut distraire le conducteur, ce qui pose d'importants problèmes de sécurité. En particulier, c'est contradictoire avec une recommandation de l'UE datant de 2007, qui porte sur la sécurité des affichages dans une voiture. D'après le RDS Forum, certains constructeurs ont d'ailleurs déjà sorti des autoradios qui coupent l'affichage en cas de réception de PS dynamique...

Le RDS Forum enjoint donc les autorités de régulation de s'assurer qu'aucune station n'utilise plus le PS dynamique. Les stations sont bien entendu incitées à cesser ces activités dès que possible et à utiliser le radiotexte (RT) en remplacement, mais une période de transition est envisagée, au cours de laquelle on recommande aux stations de ne faire varier le PS que moins de 30 secondes par minute (en moyenne). Notons cependant que si cela améliore certains points ci-dessus, cela ne résout pas fondamentalement les problèmes soulevés...

Il sera intéressant d'analyser la position du CSA suite à l'expérimentation française. Car si la solution de transition proposée par le RDS Forum correspond à peu près aux lignes directrices suivies pour l'expérimentation de 2009, il y a tout de même une différence majeure : alors que le RDS Forum propose cette solution en tant que transition vers un arrêt au plus tôt du PS dynamique, le CSA envisage éventuellement d'autoriser le PS dynamique à démarrer en France...

Décodeur RDS

Je viens de concrétiser un projet de longue date : réaliser un décodeur RDS. J'avais travaillé sur ce projet en 2001, sans aboutir, et je l'avais ensuite remis à plus tard. Voyons en quoi cela consiste, et ce qui m'a enfin permis d'avancer.

Le RDS, pour Radio Data System, permet aux émetteurs de radiodiffusion en bande FM de transmettre des informations telles que le nom de la station, des fréquences alternatives, des signaux horaires, des textes, ou encore des informations plus complexes qui permettent le basculement sur d'autres réseaux lors de la diffusion d'informations routières. D'un point de vue technique, le RDS ajoute une porteuse à 57 kHz au signal multiplexe des stations (le signal multiplexe de base est constitué du signal mono non modulé et d'un signal stéréo « différentiel » modulé en AM sur une porteuse à 38 kHz, supprimée), laquelle est modulée en amplitude, porteuse supprimée, par des symboles biphase correspondant aux bits, au débit de 1187,5 bits par seconde. Les données binaires sont structurées en « groupes » de 104 bits, composés de 4 blocs de 26 bits. Un bloc contient lui-même 16 bits de données et 10 bits qui servent à la synchronisation et à la détection/correction des erreurs. Il est possible d'acquérir la synchronisation au niveau bloc.

20090913_montage.jpg

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PS dynamique

Non ce billet ne parle pas de politique. Quoique.

PS, pour Program Service, est le nom de la fonctionnalité du Radio data system (RDS), qui vise à permettre l'affichage sur un récepteur radio du nom de la station reçue, sur huit caractères. Il s'agit donc de l'une des fonctionnalités les plus connues du RDS, avec le basculement automatique entre émetteurs lors des déplacements.

Selon la norme RDS, la fonctionnalité PS est expressément réservée à l'affichage statique du nom de la station. Des informations plus dynamiques telles que les références de l'émission ou du morceau de musique en cours peuvent être fournies via la fonctionnalité RT (radiotexte), qui permet la transmission d'un texte de 64 caractères, avec un système de gestion de la dynamicité (alternat d'un bit pour ne pas confondre deux messages successifs).

L'UER proscrit donc explicitement le détournement de la fonction PS pour la transmission d'informations dynamiques. Parmi les arguments pertinents, on peut évoquer les suivants :

  • Par défaut, un autoradio affiche le code PS, statique. Des informations dynamiques sont de nature à perturber le conducteur d'une voiture, voilà pourquoi le RT s'obtient (si disponible) en pressant sur un bouton, donc d'une façon volontaire. Si on détourne le PS, on risque de perturber les automobilistes à des moments où ils ne s'y attendent pas.
  • Le code PS est sur huit caractères. Y faire passer de longs messages nécessite de tout découper en tranches de 8 caractères, avec le risque que certaines tranches ne soient pas reçues. Par opposition, les messages RT sont longs de 64 caractères, avec défilement géré par le récepteur.
  • Si le code PS représente autre chose que le nom de la station, cela rend la recherche des stations beaucoup plus difficile. En gros, on perd l'apport du RDS pour l'identification des stations... De plus, les systèmes de mémorisation automatique vont mémoriser n'importe-quoi, par exemple des bribes de phrases ou de numéros de téléphone en lieu et place du nom des stations.

Il semble donc évident que l'utilisation du PS pour la diffusion d'informations dynamiques soit une vraie perversion du standard. Pourquoi donc s'embêter alors que le RT est là, avec toutes les fonctionnalités souhaitées[1] ? Et bien il existe un inconvénient majeur au RT : tous les récepteurs n'en disposent pas ! Cela a donc poussé de nombreuses stations à faire du PS dynamique. En Allemagne, Radio Regenbogen le fait depuis 1996. En Suisse et en Autriche, c'est actuellement monnaie courante, même sur des réseaux publics.

Qu'en est-il en France ? En 2008, le CSA a donné une autorisation d'expérimentation pour Radio Classique et Sun FM. Cette expérimentation est étendue : toutes les stations peuvent faire une demande d'expérimentation jusqu'au 31 décembre 2009. Le fait est que le PS dynamique s'est répandu comme une traînée de poudre, aussi bien en Île-de-France qu'en province. Chacun y va de ses références de morceau, de son slogan, de son numéro de téléphone, de son cours de bourse, etc.

On ne peut pas pour le moment juger ce qu'il en adviendra, même si on trouve déjà quelques commentaires des opérateurs. On peut néanmoins regretter qu'un défaut d'implémentation d'une fonctionnalité bien conçue pousse à pervertir (et donc partiellement endommager) une autre fonctionnalité d'une norme par ailleurs très bien pensée.

Pour référence : codes PI (identification de programme) et codes PS canoniques des radios françaises (tous les codes PI français sont entre 0xF000 et 0xFFFF car... F comme France...)

Notes

[1] Et même plus, avec le RT+, qui permet d'associer des métadonnées aux textes RT. Le RT+ vient d'être normalisé.

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