France-Finlande : le choc des Titans

C'est au début de la soirée du lundi 5 août 2002 qu'eut lieu le premier duel au sommet de la Coupe de Monde Cerneuse de Football. Les deux équipes en lice étaient la Finlande et la France: tout un symbole !

Briefing Confiants avant le match, les Français passent une ultime fois leur stratégie en revue.

C'est donc avec une rage de vaincre peu commune que les Français se sont avancés sur le terrain... Sûrs de leurs qualités, ils ont trouvé leurs marques dès la séance d'echauffement.

En face, l'équipe des nordistes essayait de faire bonne figure, malgré une évidente infériorité technique. Pour tout dire, les vikings n'en menaient pas large... Cependant, l'équipe finlandaise, gonflée à bloc, réussit à faire illusion jusqu'au coup d'envoi.

Malheureusement pour eux, cette euphorie fut de courte durée... Malgré un comportement très offensif, il furent obligés de jouer en défense dès les premières minutes du match.

C'est cette défense qui posa les plus gros problèmes aux français. En effet, l'équipe adverse, consciente de ses limites, concentra ses efforts sur la protection de sa corde de but. En conséquence, cette position, tenue par des joueurs déterminés, fut très délicate à franchir...

Cependant, les Français comprirent vite le point fort (tout relatif) de leur équipe adverse, et entreprirent méthodiquement de miner cette défense pourtant si patiemment construite.

La défense finlandaise fut redoutable d'efficacité.

Mais ce travail de sape poussa les Finlandais à donner le meilleur d'eux-mêmes. Mûs par une solidarité exemplaire, ils firent front pour barrer la route aux nombreux ballons français qui venaient s'échouer jusque dans les bras de leur gardien !

Cette détermination, ce courage, cette abnégation, que dis-je, cet héroïsme ! auraient pu payer face à une équipe de moindre calibre...

Mais n'oublions pas que l'adversaire des Finlandais n'était autre que la France, grande nation footballistique qui ne manque jamais une coupe du monde pour se faire remarquer au plus haut niveau de la compétition !

C'est ainsi que ce qui devait arriver arriva : à la troisième minute de jeu, Patrice Lucas se présenta seul devant la lucarne adverse et mit le ballon droit entre les deux chaises. Le gardien finlandais, médusé, regarda passer la balle sans comprendre ce qui lui arrivait.

Désormais, les Français avaient le champ libre pour faire une démonstration de leur jeu le plus artistique... Le match leur étant acquis d'avance grâce à cet avantage déterminant, ils se livrèrent à un exercice de style dans la plus pure tradition française, multipliant les prouesses techniques qui, encore aujourd'hui, hantent la mémoire des quelques privilégiés qui eurent l'honneur d'assister à la rencontre.

Dès le début du match, les Français prennent l'avantage et infligent une véritable leçon de football aux Finlandais.

C'est ainsi que l'équipe hexagonale multiplia les passes osées, les têtes puissantes et les contrôles... en un mot... contrôlés !

Malgré cette profusion de talent, le score resta le même jusqu'à la mi-temps, les Finlandais, unis dans l'adversité, réussissant avec brio à stopper nombre d'élans gaulois.

C'est donc à une pause bien méritée mais hélas de courte durée qu'eurent droit les deux équipes. Les joueurs eurent néanmoins la possibilité de se désaltérer et d'échafauder leurs projets offensifs pour la seconde partie.

          
Après des exploits artistiques indéniables (à gauche), l'Équipe de France eut droit à quelques minutes de répit (à droite).
Après la mi-temps, les Français étaient pourtant maîtres du jeu.

La deuxième période commença donc sous les meilleurs auspices pour les Français. Estelle Gabarron, postée aux buts, assurait la continuité de la défense française.

Mais l'ennemi, refusant de s'avouer vaincu, se fit de plus en plus menaçant, multipliant les incursions en territoire national (et cependant pas si acquis que ne le croyaient nos glorieux footballeurs !).

C'est ainsi qu'Estelle Gabarron, submergée de toute parts par les nordiques en furie, fut poussée à la faute et concéda un but aux Finlandais, sur un ballon pourtant maîtrisé...

Touchés au plus profond de leur âme et de leur chair, trahis par un destin qui pourtant leur avait ouvert les bras en première période, les Français eurent du mal à retrouver ce football légendaire qui fait leur force...

          
Malgré un soutien du Père-Noël lui-même, les Français eurent du mal à retrouver leur football suite au coup du destin qui les frappa en deuxième période.
Des joueurs valeureux.

Ah, le fameux mental... Abattus, abasourdis, ne pouvant se résoudre à croire à cette incroyable égalisation, les Français ne purent que défendre leur but jusqu'à la fin de la période.

S'ensuivirent deux prolongations acharnées qui laissèrent le score inchangé.

Les organisateurs résolurent alors de procéder à la nécessaire séance de tirs au but.

Exercice barbare, les tirs au but éprouvèrent profondément le moral des deux équipes. Cependant, les Français tirent bon et refusèrent de concéder la victoire à l'ennemi venu du froid...

          
Certains ballons étaient tellement puissants que même le gardien français ne put les arrêter !

Cependant, la chance tourna, et lors de la deuxième série de tirs au buts, nos glorieux sportifs ne manquèrent pas l'occasion qui leur était donnée de se réconcilier avec le football: ils prirent l'avantage et remportèrent ainsi ce match d'anthologie.

         
D'autres fois par contre, c'était un jeu d'enfant pour ce gardien d'arrêter les tirs adverses.

La France remporta donc ce match avec brio, se qualifiant du même coup pour la demi-finale de la Coupe du Monde.


À l'issue du match, les deux équipes posent, mélangées, pour la postérité.
Christophe Jacquet, 6 août 2002.
Avertissement (distiné en particuliers aux Finlandais qui comprennent le Français) : les textes de cette page sont à prendre au sencond degré ;-) - l'équipe finlandaise a en réalité (presque) aussi bien (mal ?) joué que l'équipe française...